Devenez acteur de la filière laine française
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Depuis plus de dix ans, nous travaillons à réintégrer la laine française au cœur de notre vestiaire. Bien avant que la souveraineté textile ne devienne un sujet central dans l’industrie, nous avions engagé cette démarche avec une conviction simple : une matière aussi technique, aussi locale, aussi profondément liée à nos territoires ne pouvait pas rester à la marge.
Au fil des années, nous avons exploré cette fibre sous différentes formes. Nous l’avons intégrée à nos denims, nous avons expérimenté des mélanges, travaillé des toiles, collaboré avec des partenaires engagés dans la structuration d’une filière textile française exigeante . Plus de 115 tonnes de laine ont ainsi été valorisées, au service de vêtements pensés pour durer.
Mais travailler la laine ne pouvait pas se limiter au vêtement. Très vite, une évidence s’est imposée : si nous voulions parler de laine française avec cohérence, il fallait accepter d’en regarder l’origine, comprendre l’élevage, les cycles naturels, le rythme des saisons et le travail patient des bergers.
En 2024, cette réflexion a pris une forme concrète. Nous avons recruté un couple de bergers et réactivé une ferme familiale sur le Causse Méjean. Avec le Mas de Janiny, dans l’Hérault, nous avons mis en place un système agropastoral transhumant , permettant aux brebis de vivre toute l’année en plein air, entre estives d’été et vignes d’hiver. Ce choix n’était pas symbolique. Il engageait notre responsabilité et inscrivait la marque dans une logique d’ intégration de l’amont, du troupeau au vêtement .
En 2025, cette dynamique a franchi une nouvelle étape. Vous avez été 300 à adopter symboliquement une brebis . Ce moment a marqué un tournant. La laine n’était plus seulement une matière travaillée en atelier ; elle devenait un projet collectif , porté par une communauté engagée aux côtés de nos bergers. Un troupeau existe aujourd’hui. Il grandit, s’équilibre, progresse. Et avec lui, une filière se structure, saison après saison, dans un temps qui n’est pas celui des collections mais celui du vivant.
En 2026, une nouvelle question s’impose naturellement : comment faire grandir cette filière sans forcer le rythme naturel ?
La première année d’un troupeau ne ressemble à aucune autre.
Elle ne se mesure pas en volumes, ni en rendements. Elle se mesure en ajustements, en observations, en décisions prises au plus près du terrain. Elle oblige à comprendre ce que signifie réellement travailler avec le vivant.
Au fil des saisons, nous avons appris que la qualité d’une laine ne se décrète pas. Elle se construit. Elle dépend de l’alimentation, des conditions climatiques, du rythme des pâturages, de la régularité du troupeau. Elle progresse avec le temps, et uniquement avec le temps.
Nous avons également compris que structurer une filière demande de la patience. Entre l’élevage, la tonte, le tri, la transformation et la confection, chaque étape doit trouver sa cohérence. Rien ne peut être précipité sans fragiliser l’ensemble.
Cette première année a donc confirmé une chose essentielle : la laine suit un rythme qui n’est pas celui de la mode . Elle impose un temps long, fait de progression et d’équilibre avec le vivant.
C’est pour cette raison que, en 2026, nous avons pris une décision claire. Il n’y aura pas de nouvelles adoptions de brebis cette année.
Le troupeau a besoin de continuer à s’affiner, à gagner en régularité, à atteindre le niveau d’exigence que nous fixons pour un vêtement du quotidien. Respecter ce processus n’est pas un frein. C’est une responsabilité pour placer le bien-être animal en cœur.
Mais en parallèle, une autre réalité s’est imposée à nous. Depuis le lancement du projet, nous recevons régulièrement des messages de personnes qui souhaitent s’impliquer , soutenir la démarche, participer à cette reconstruction de la laine française.
Alors une question émerge naturellement : comment ouvrir le projet sans en déséquilibrer le socle ?
Depuis plusieurs mois, un même message revient. Des clientes et des clients nous écrivent pour nous dire qu’ils souhaitent participer à cette démarche, sans forcément adopter une brebis. Ils veulent contribuer à la reconstruction d’une filière laine française plus forte et plus cohérente .
Cette attente est légitime. Elle montre que la laine n’est plus perçue comme une simple matière, mais comme un enjeu collectif et territorial .
Avec les 300 adoptants fédérés autour de notre troupeau, nous avons fait un choix clair : ne pas rouvrir les adoptions pour le moment, mais ouvrir une autre manière de soutenir le projet.
Non pas parrainer une brebis, mais contribuer à l’ensemble de la filière, de l’élevage à la transformation.
L’enjeu n’est pas d’augmenter le nombre de brebis. Il est de renforcer la solidité de la filière que nous structurons depuis plus de dix ans.
Pour incarner cette nouvelle étape, nous avons choisi une pièce volontairement simple mais essentielle : un t-shirt exclusif en laine française .
Ce choix ne s’est pas fait seul. La forme, la coupe et les coloris du t-shirt ont été discutés et choisis avec les 300 adoptants qui nous accompagnent depuis le début du projet. Et ce t-shirt en laine française s’est imposé comme une évidence collective.
Le t-shirt est universel. Quotidien. Mais il ne sera ni basique, ni accessoire. Il sera pensé comme une pièce à la fois élégante et technique , capable d’accompagner le quotidien avec exigence. La laine possède des qualités naturellement adaptées à cette pièce : respirabilité, thermorégulation, confort à même la peau et durabilité. Portée au plus près du corps, elle régule la température et accompagne le quotidien, été comme hiver.
Notre intention est claire : développer un t-shirt à partir de laine française, issue de troupeaux français qui nous entourent , dans une logique cohérente.
La laine de notre propre troupeau progresse saison après saison. Elle est déjà intégrée à nos développements en denim, où elle continue de structurer la filière. Mais atteindre le niveau de régularité nécessaire pour un t-shirt du quotidien demande du temps. Plutôt que d’accélérer artificiellement ce processus, nous faisons le choix du réalisme. Cette première étape sera donc réalisée avec de la laine française issue de troupeaux partenaires, sélectionnée avec la même exigence.
Chaque contributeur recevra cette pièce exclusive et pourra suivre l’évolution de la filière et du troupeau qu’il contribue à renforcer.
Ce t-shirt n’est pas un détour. Il est un levier pour structurer et renforcer la filière laine française .
Le t-shirt en laine française sera proposé en précommande pendant un mois . Ce choix nous permet d’ajuster les volumes au plus juste avec les éleveurs, d’éviter la surproduction et de rester fidèles à notre manière de travailler.
Son prix débutera à 95 € minimum . Ce prix n’est pas arbitraire. Il correspond à la réalité d’une production française exigeante : il rémunère justement les éleveurs partenaires, la tonte, la préparation de la fibre, le filage, le tricotage et la confection. Chaque maillon de la chaîne est pris en compte.
Sur chaque t-shirt, une part est dédiée au développement de notre filière laine française , notamment au soutien et à la structuration de notre troupeau à Cavaladette.
Nous savons toutefois que, pour certains d’entre vous, il est important d’aller plus loin. C’est pourquoi nous proposons, au-delà du prix du produit, de renforcer le projet.
Concrètement, chacun pourra ajouter une contribution complémentaire au moment de la commande : 10 €, 20 €, 50 € ou davantage . Cette contribution se fera avec le vêtement, dans le même acte d’achat, avec une intention claire : renforcer notre capacité d’investissement dans la filière laine française .
Ces contributions nous permettront d’accélérer la montée en qualité de notre troupeau , d’accompagner le travail des bergers et de structurer progressivement les étapes clés de transformation de la fibre en France.
Et c’est cette aventure que nous vous partagerons dans les mois à venir, à travers une lettre d’actualité dédiée , pour vous montrer concrètement les actions rendues possibles grâce à ces investissements.
Il ne s’agit pas d’un nouveau statut équivalent à l’adoption. Les adoptants conservent leur lien spécifique au troupeau. Les nouveaux contributeurs rejoignent, eux, une dynamique plus large de filière et pourront en suivre l’évolution à travers des lettres d’actualité trimestrielles.
L’objectif est simple : faire d’un achat un acte engagé , où le vêtement devient à la fois pièce textile et contribution concrète à la filière laine française .
Depuis 134 ans, rien n’a été construit dans l’urgence. Chaque étape s’inscrit dans le temps long.
Après avoir réintroduit la laine dans nos textiles, intégré l’élevage et constitué un troupeau, cette nouvelle étape élargit le cercle sans en modifier le socle.
La laine française de qualité demande du temps. Elle demande aussi de l’engagement.
En 2026, nous choisissons de continuer à la faire progresser, maillon après maillon.
Un t-shirt peut sembler simple. Mais lorsqu’il est conçu et fabriqué en France, à partir de laine locale, il devient un signal fort. À celles et ceux qui souhaitent participer à cette étape, nous ouvrons cette possibilité.